Lita Ford




Lita Ford




Comment passer à côté de cette déesse du glam qui, telle une Nikki Sixx au féminin (ou compte tenu de sa couleur de cheveux, une Vince Neil version femme) en a fait (et en fait encore) fantasmer plus d'un ? Lita Ford est une guitariste, chanteuse et song-writteuse anglo-américaine née à Londres le 19 septembre 1958. Elle émigre très jeune aux Etats-Unis et démarre la guitare à l'âge de 11 ans, inspirée par Ritchie Blackmore de Deep Purple. A seulement 16 ans, elle est recrutée par le célèbre producteur Kim Fowley en tant que guitariste soliste pour le all-female band The Runaways, que ce dernier a monté de toutes pièces. On y retrouve la célèbre Joan Jett (en haut à droite sur la photo ci-dessous) dont la notoriété en solo dépassera largement celle de notre blonde, mais ça c'est une autre affaire... Autrement, les autres membres sont Cherie Currie (chant, en bas à droite), Sandy West (batterie, en haut à gauche) et Jackie Fox (basse, en haut au milieu). Bien qu'éphémère, le combo est resté gravé dans le marbre pour la simple et bonne raison qu'il s'agit du premier groupe exclusivement féminin. Hélas, d'après ce qu'a déclaré Joan Jett, le monde n'était pas près pour ça, excepté dans les pays du Nord, toujours en avance sur tout, et... au Japon ! Cela dit, malgré le machisme de l'époque, le groupe a cartonné avec Cherry Bomb et - peut-être un peu moins - avec Queens Of Noise.


Les Runaways, premier groupe de rock féminin des années 1970 avec Lita Ford, Joan Jett, Cherie Curry, Sandy West et Jackie Fox

Les Runaways (Lita est en bas à gauche)

Kim Fowley, producteur des Runaways

Le laid Kim Fowley

Outre le fait que les mentalités ne soient guère prêtes à voir un groupe dépourvu d'hommes, la raison de cet échec est dû à de nombreux conflits interne, et ne me dites pas que c'est parce qu'il n'y avait que des filles et que les meufs entre elles sont toutes des chipies car je vous signale que c'est loin d'être tout rose du côté des mecs ! Les raisons du split sont d'abord liées à une non-entente musicale : Joan souhaitait une orientation punk à la Ramones* tandis que Lita et Sandy penchaient plutôt pour un bon gros son hard-rock. D'autres part, on peut supposer que leur manque de maturité dû à leur jeune âge n'a pas dû arranger la pression allant avec la vie de rockstar. D'ailleurs, Lita a déclaré à ce sujet : "De la part d'une ado, être dans un groupe de rock qui tourne amène à un comportement totalement différent. En grandissant avec des filles, et en étant avec des filles, tu ne sais pas vraiment... Ce n'est pas comme quand on te met dans une classe où tu ne connais pas vraiment (ou vraiment pas) les filles, mais tu es dans une classe avec elles. Et tu es amené à les connaitre. Tu ne les apprécieras peut-être pas, mais t'es dans une classe avec elles, et tu seras avec elles durant tout le semestre. Mais [avec] les Runaways, on était simplement des ados débordantes d'hormones." (source : blabblermouth.net) Débordantes d'hormones ou pas, le groupe splitta en avril 1979, ce qui n'empêcha pas la guitariste de continuer toute seule.



Carrière solo



Lita n'accéda pas tout de suite au succès. Entre 1979 et 1983, date à laquelle elle débutera véritablement sa nouvelle carrière, elle prit des cours de chant et enchaîna des boulots tels que professeur de fitness et vendeuse de parfum. C'est d'ailleurs à cette époque (en décembre 1981) qu'elle rencontre Nikki Sixx de Mötley Crüe, pas encore célèbre, au Troubadour à L.A. Il commence à s'intéresser à elle quand elle lui dit qu'elle a de la drogue et qu'elle souhaite la partager avec lui. Les deux se séparent en 1984. Pour ce qui est de sa carrière, elle sort en 1983 Out For Blood, qui sera un flop commercial. Est-ce dû au machisme de l'époque ? A un manque de publicité ? Au fait qu'elle se trouvait face à des géants tels que Van Halen, Iron Maiden, AC/DC, Judas Priest et Mötorhead ? Aux trois à la fois ? Difficile à dire, mais en tout cas, les commentaires postés sur la vidéo du single éponyne me laissent penser que l'album - ou du moins sa musique de l'époque - est bien passé à la postérité. Merci Internet, merci YouTube...


Je lui trouve un faux air de Vince Neil de Mötley Crüe et de Dee Snider des Twisted Sister.


Je me suis dit que vous ne pouviez pas passer à côté de couvertures aussi kitsch ! Naturellement, mes goûts déformés par le glam-metal et les années 80 font que je préfère celle de gauche ! Bien que remplacée plus tard par celle de droite, elle semble demeurer la plus fréquente à ce jour.


couverture brouillon de l'album de Lita Ford Out For Blood

Le brouillon

couverture achevée de l'album de Lita Ford Out For Blood

L'achevé


Elle sort l'année suivante Dancin' on the Edge, qui a davantage de succès que le disque précédent sans pour autant devenir un carton international digne d'un Def Leppard, ou d'un Joan Jett. Pour cela, elle s'entoure de musiciens de marque ou amenés à le devenir tels que Randy Castillo (qui jouera plus tard avec Ozzy Osbourne, rien que ça !), Hugh McDonald (qui est actuellement le bassiste de Bon Jovi, ouais bon, ok, à l'époque il était pas célèbre) et fait faire un caméo dans une de ses vidéos à Tony Iommi (pour les incultes, guitariste de Black Sabbath). A ce propos, les clips des trois tubes de l'album passent assez souvent sur MTV, faisant entrer une fois pour toute sa musique dans le cerveau des teenagers américains surnourris par ce genre de production. J'oubliais le nom des chansons : Gotta Let Go, Dressed To Kill et Fire In My Heart, qui n'a étrangement pas de clip. Lita ne se contente pas de la promo par MTV et passe la majeure partie de l'année 1984 en tournée, qu'elle achèvera en donnant un concert pour la célèbre émission Headbangers Ball. Outre le fait que ses singles grimpent dans les charts, elle remporte de surcroît un Grammy Awards dans la catégorie "Meilleure performance d'une chanteuse rock".

Par la suite, elle quitte son label dont je ne me suis pas donnée la peine de chercher le nom car soyons honnête, que ça s'appelle SuperGlam Records ou Tartempion Record, on n'en a rien à foutre, bref, elle change pour RCA Records, engage la compagnie de management de Sharon Osbourne (la mégère du sieur Ozzy) et refait surface en 1988 avec son album le plus marquant, Lita. Celui-ci est riche en singles radio friendly : Kiss Me Deadly, Back To The Cave, Falling In And Out Of Love (co-écrite par Nikki Sixx) et enfin Close My Eyes Forever en duo avec Ozzy Osbourne, chose fort étrange quand on sait qui la managait à l'époque. Si je puis me permettre une petite critique, je préfère son ancien style pur et dur et je trouve dommage qu'elle ait dû lisser ses mélodies pour toucher un plus large public. On peut toujours supposer que cela émane d'une démarche artistique venant du fond du coeur de notre chère Lita, mais le pop-metal inoffensif à la Bon Jovi cartonnant et rapportant un max de pognon à l'époque, je pense qu'il s'agit plutôt de sombres choix mercantiles. Argent, quand tu nous tiens...





Lita Ford en 1988

Lita en 1988



A propos d'argent, elle aura du mal à remettre ça avec son album suivant, Stiletto (1990). Les deux singles extraits du disque sont Hungry (dont le clip semble s'inspirer d'Alice au pays des merveilles) et Lisa, écrit en hommage à sa mère. L'album contient également une reprise d'Alice Cooper, Only Women Bleed. décidément active, elle sort l'année suivante Dangerous Curves. Le tube Shot Of Poison, aux sonorités très pop-metal, sera son dernier succès commercial. Il me semble par ailleurs intéressant de préciser que le réalisateur du clip exploite la plastique de rêve du beau guitariste bien muscléqui joue aux côtés de Lita. Non à l'objectisation des hommes ! (ou pas). Comme vous le savez tous, on entre à présent dans la sombre période du grunge où les glameux ont été chassés à coup de converse par des types débraillés vêtus de chemise à carreaux. A l'instard des autres groupes pailletés, Lita en a fait les frais. Son sixième album au nom évocateur, Black (1995) fait un flop, et ce malgré l'adaptation de son style musical au goût du jour. En effet, la musicienne teinte ses chansons d'accent blues et grunge. Je ne trouve pas de single ni de clip extraits de cet album donc je vous mets ici un lien vers sa chanson éponyne. Vous aurez tôt fait de vous rendrez compte que le doux pop-metal, c'est désormais fini.




Quatorze ans ont passé. Quatorze ans durant lesquels notre chère Lita a disparu de la scène metal pour se consacrer à l'éducation de ses deux fils James et Rocco (amies féministes, ne hurlez pas !). Elle les a eu avec Jim Gillette, le chanteur du groupe de glam exhubérant Nitro. Les deux se sont mariés en 1994 après s'être rencontrés... deux semaines avant !! Ils sont allés s'installer sur les îles Turques-et-Caïques, un territoire britannique d'outre-mer des Caraïbes situé au sud-est des Bahamas et au nord-est de Cuba. Il semblerait que Gillette ait également mis sa carrière de brailleur entre parenthèses puisqu'il y a monté d'ambitieux projets immobilers. Non content de créer un club de yacht au nord de l'île, il est derrière la construction du premier pont du pays (si vous allez en savoir et savez lire l'anglais, cliquez ici). Pour revenir à notre musicienne, il faut donc attendre 2009 pour que Wicked Wonderland voit le jour. Le son y est bien plus heavy que dans les disques pop-metal précédent. Les paroles vont de pair avec la musique : apparemment, ça parle beaucoup de cul et de trucs bien trashs comme on les aime. A l'image de la mélodie, les conditions de production sont elles aussi dénuées de toutes paillettes kawaii. En effet, Lita déclare dans une interview accordée à The Aquarian que les choses ont commencé à se gâter entre dans son couple lorsqu'ils sont rentrés en Floride en 2007. Jim a commencé à exercer un contrôle étouffant sur elle et sa création musicale, ce qui aurait eu pour conséquence ce son si peu familier à Lita et ces paroles si explicites. De surcroît, l'homme est resté scotcher à elle 24/24, 7 j/7 durant la promotion du disque et aurait même encouragé ses propres fils à l'agresser... Les deux ont bien évidemment divorcé, mais ça, on y reviendra plus tard.


Lita Ford, son mari Jim Gillette et leus deux fils

Lita, son mari Jim Gillette et leurs deux fils

Un aperçu de son nouveau morceau de 2009 (clip non-officiel)


Trois ans après, notre chère Lita revient avec Living Like a Runaway, un retour aux sources évidemment inspiré de son douloureux divorce. On peut noter qu'une chanson a été co-écrite par Nikki Sixx (A Song to Slit Your Wrists By) et qu'une autre, The Bitch Is Back, est une reprise d'Elton John. Les critiques sont positives et l'année suivante, la guitariste est certifiée "Guitar Legend" par le magasine Guitar Player. La page wikipedia n'allant pas au-delàde cette date à l'heure où j'écris, je décide de m'arrêter ici pour sa carrière. Oui, je suis fainéante, et si vous voulez en savoir plus, eh bien démerdez-vous ! Ah si, dernière chose : récemment (en fait ça date de juin 2012...) un rumeur comme quoi notre musicienne s'était tuée dans un accident de jet ski (sic) a circulésur le net... Rassurez-vous, c'est des conneries ! Il s'agit en effet d'un hoax initié par le site mediafetcher.com, spécialiste dans la diffusion de fausses infos façon gorafi. En même temps, si elle était morte en juin 2012, comment aurait-elle pu recevoir son prix en 2013 ?...



Vie privée et douloureux divorce



Au milieu des années 80, Lita est sortie avec Tommy Iommi, qui apparemment était plutôt violent. Elle raconte des épisodes assez effrayants dans son autobiographie sortie en 2016, Living Like a Runaway: A Memoir. Par exemple, après avoir sniffé une très grande quantité de cocaïne, il l'aurait étranglée jusqu'à qu'elle perde connaissance. Lorsqu'elle a repris ses esprits, il aurait balancé une énorme chaise en cuir vers le sol, qu'elle aurait évité de justesse. Je rappelle qu'avant cela, elle s'était tapée ce canon de Nikki Sixx (en même temps, quand on voit la bête, on la comprend hihi). Elle a ensuite été brièvement mariée à Chris Holmes, le guitariste des W.A.S.P. et après un rapide divorce, elle s'est recasée avec Jim Gillette.


Homme, soumets toi à moi ! (Lita et Chris Holmes)

A présent, parlons de sa séparation avec ce type. Tout commence (ou plutôt finit) en février 2011, lorsque que cette dernière annonce leur intention de ne plus vivre ensembles à la radio. A ce moment-là, ils étaient en pleine négociation pour un projet intitulé"The Gillettes: An Extreme American Family", un reality show comme ces chers ricains les aiment. Evidemment, le divorce a ruiné le projet d'émission. Lita s'est donc rendue à L.A afin de discuter dudit show TV et quand elle est rentrée à la maison, surprise ! Son mari et ses enfants - qu'il avait monté contre elle - ne lui adresse plus la parole. Pire même, un de ses fils l'aurait agressée, encouragé par Gillette, après qu'elle lui ait annoncé son divorce. Elle a par la suite quitté la maison et tenté d'obtenir la garde de ses fils mais ce fut chose impossible, Gillette (ce nom de marque de rasoir me perturbe vraiment) se l'étant octroyée illégalement. Autant vous dire que Lita a beaucoup souffert - et souffre peut-être toujours - de cette situation : "C'est pareil que de perdre votre enfant [...] dans un centre commercial, ou que quelqu'un te les enlève [...] à un arrêt de bus. Vous entendez toutes ces horribles histoires. Je sais au moins où ils se trouvent - c'est la seule différence." (source : voir en bas)

Outre le fait de lui avoir enlever ses enfants, l'homme l'effrayait de plus en plus et - comme je l'ai déjà dit plus haut - exercait un contrôle total sur elle et sa créativité. Elle est même allée jusqu'à comparer leur relation avec celle d'Ike et Tina Turner. Pour le rappel, le premier battait la seconde...

Dans son dernier album, elle a écrit une chanson destinée à ses enfants, Mother, mais comme elle le dit elle-même, pas sûr que leur père leur permette de l'écouter... Je ne sais pas comment cette histoire va se terminer, mais j'espère de tout coeur que ça s'arrangera pour elle. Pour finir, je tiens à ajouter que Lita est devenue une véritable ambassadrice de la maltraitence parentale. Elle a d'ailleurs monté sa propre association et a participé à une émission de téléréalité de cuisine, Chopped, (décidément, tous les hard-rockeurs d'Outre-Atlantique passent par cette case) dans l'espoir de lever des fonds pour son oeuvre de charité.

Mise à jour : en regardant les commentaires de son autobiographie Living Like a Runaway: A Memoir, je remarque beaucoup d'allusion à son caractère supposément instable et au fait qu'elle pourrait mentir quant aux problèmes avec ses enfants. Vous me direz que ce ne sont que des commentaires, donc rien de bien fiable... Néanmoins, je décide de refaire des recherches sur son divorce et là, je tombe sur un article inversant totalement les rôles. Jim Gillette confirme le fait qu'il soit bien le seul à avoir la garde des enfants... mais de façon légale. Il ne les a donc pas kidnappés, comme elle ne cesse de l'affirmer. Il insiste aussi sur le fait qu'il soit quasiment impossible aux Etats-Unis d'obtenir de telles dispositions. Il ajoute également que Lita Ford n'a plus le droit de voir ses fils et enfonce le clou en disant que la décision a été prise après deux ans de litige, une période durant laquelle elle n'avait le droit de voir ses enfants qu'avec des visites supervisées.(Interview complète ici)

A l'occasion d'une seconde interview accordée à Metalsludge, Jim Gillette va même jusqu'à fournir des documents officiels afin de prouver son innocence. Dans l'un d'entre eux, un rapport de police, on peut lire la chose suivante : "J'ai rencontré James et Rocco [leurs enfants]. Ils se sont tous les deux mis à pleurer quand leur père leur a annoncé qu'il devait partir. Ils ont affirmé avoir peur d'être laissés à la garde de leur mère et craindre que celle-ci ne les tue. De plus, selon eux, leur mère Lita Gillette a à violenté envers leur père. Quant à leur père, il ne les a jamais frappé, ni eux, ni leur mère." (voir doc entier ici) Dans l'un des autres documents consultables (voir ici), Lita confirme le fait qu'il ne l'ait pas frappée (et donc qu'elle a menti), en affirmant sous sermant la chose suivante : "Je ne dirais pas qu'il m'a frappée, mais il m'a écrasée très fort. Je crois même que j'ai eu des côtes cassées à cause de éa." Dans l'interview, Jim se défend : "N'importe qui ayant déjà essayé de contenir un assayant agressif et complètement hors de contrôle reconnaîtra ici un acte défensif de ma part, dont le seul but était d'empêcher que moi ou les garçons ne soient grièvement blessé."

Ce n'est pas tout. Toujours sur le même site, environ 6 mois après (les interviews de Jim Gillette datent de janvier 2015), James Gillette, leur fils aîné, a décidé de pendre la parole sur ce sujet épineux (lettre entière ici - à noter que la page n'était plus disponible et que je l'ai ressuscitée grâce à la magie de wayback machine). Pour résumer, tout ce qu'il dit va dans le sens de ce qu'a affirmé Jim Gillette. Lui et son frère n'ont jamais été kidnappés par leur père et sont heureux de vivre avec lui. Quant à leur mère, elle a bel et bien eu un comportement violent à leur égard et c'est elle qui les a monté contre leur père, et non l'inverse. En conclusion, je me garderais de tout jugement définitif car je ne connais pas les tenants et les aboutissants de cette affaire, mais il faut dire ce qui est, les preuves vont plutôt dans le sens de Jim. Néanmoins, cela suffit-il à le laver de tout péché ? Contrôlait-il réellement la vie entière de Lita, comme elle l'a affirmé et comme le suggère ce commentaire de quelqu'un ayant travaillépour elle ? A-t-elle menti sur le fait qu'il ne l'ait pas frappée - par peur de représailles ou je ne sais quoi d'autre ? Les propos de leur fils aîné, James, sont-ils entièrement sincères ? Ou a-t-il déclaré ces paroles sous l'influence de son père ? Difficile à dire... Le mieux est que chacun se fasse son propre avis.





Trucs en vracs







* Lita a contesté l'influence Ramonienne de Joan Jett dans une interview intitulée Wikipedia : Fact or Fiction ?...

Sources :

Comme d'habitude

www.biography.com

blabbermouth.net

dating.famousfix.com

www.theaquarian.com

chatterbusy.blogspot.fr

www.metalinjection.net

ultimateclassicrock.com

wfgr.com

www.rottentomatoes.com

metalsludge.tv

flavorwire.com

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