Quand RATT faisait de la science-fiction !




Face aux chefs d'oeuvre clipographiques que représentent les vidéos de Shame Shame Shame et Lovin' You's A Dirty Job (issues de l'album Detonator et qui se suivent !), je n'ai pas résisté à vous écrire un petit article à la manière de mon idole de l'Internet, l'excellent Nanarland !

Commençons tout d'abord par la vidéo du triple Shame, qui pour le rappel est sortie en 1990. Attention, scénario exceptionnel dans 3, 2... Notre groupe se trouve donc à bord d'un dirigeable piloté par Stephen Pearcy lui-même, tandis que les autres exécutent le tube de la triple Honte, probablement afin d'égayer un voyage bien chiant. Que voulez-vous, on se distrait comme l'on peut...


"Je suis un excellent pilote !"

Sans aucune raison, l'appareil se fait soudain attaquer par un autre dirigeable piloté par une femme décidément bien belliqueuse. Peut-être une nouvelle façon de choper, allez savoir. Celle-ci ne manque pas de se faire canarder par Robin Crosby, si bien que son engin explose. Mais rassurez-vous, elle n'est pas morte, elle a pris le parechute. N'ayant pas dit son dernier mot, elle appuie sur un bouton "detonator" (comme le nom de l'album !) et fait sauter le vaisseau de ses opposants (qui d'ailleurs continuent de jouer pendant que celui-ci part à la dérive !). Les membres de Ratt prennent tous un parachute, sauf Bobby Blotzer, qui réussit à se raccrocher... au porte-jarretelle de l'ennemie ! Le seul à ne pas avoir sauté est notre cher Stephen, qui meurt dans d'atroces souffrances s'en sort miraculeusement indemne et atterri au milieu de filles portant toutes un masque à gaz (?). La "méchante" finit quant à elle dans les bras de Stephen. On croit pendant un instant qu'il va céder à sa beauté, mais voilà qu'il la jette comme un vieux sac à patates ! Quel mufle, ce Stephen !



Quelques images d'une qualité époustouflante :


Une ennemie redoutable...


ça canarde sec !


"J'vous aurai, bande de bâtards !"


On s'accroche à ce que l'on peut !


Telle un sac à patates...



Du grand art...





Je suis sûre que vous mourrez tous d'envie de savoir ce qui se passe ensuite, après que nos grands explorateurs de studio se soient échoués dans ce mystérieux endroit. Eh bien, à vrai dire... pas grand chose. De la part d'un clip de glam metal de 1990, je m'attendais à mieux côté scenar'. Nos cinq héros se retrouvent ainsi dans un espèce de hangar à relent de décor de science-fi' fauchée, que Wikipédia interprète comme une autre planète. Ma foi, si l'on fait un tout petit effort, ça peut passer...



Hangar, autre planète, studio de tournage maquillé en décor même pas digne de la pire série Z, à vous de voir...


On les voit exécuter Lovin' You's A Dirty Job avec des instruments sortant de nulle part, sachant que leur appareil est censé avoir explosé dans le clip précédent. Ils sont entourés de filles très court vêtues, certaines portant ces fameux masques à gaz. Probablement une mode dans cet "autre monde" - ou une façon totalement foirée de donner un aspect "science-fiction" au clip... Les filles se trémoussent autour d'eux pendant toute la vidéo, certaines d'entre elles poussant des amplis surmontés de projecteurs (sic !). On aperçoit vaguement Stephen Pearcy se dandiner contre une sorte de tombeau dont il émerge en début de clip (resic !), sur lequel gît une femme métallisée. Cette dernière finira d'ailleurs par prendre vie à la fin du métrage et... c'est tout. Peut-être s'agit-il de leur reine, allez savoir - ou peut-être que je me prend trop la tête pour un simple clip de glam metal...



Le masque à gaz, c'est tellement glam !


Un sacrifice en l'honneur de Satan !


Concernant le scénario de ce passionnant court-métrage, Wikipédia nous affirme qu'"ils séduisent les pilotes du dirigeable rival avec leur look sexy, leurs capacités musicales et leur déhanché" et qu'"il est insinué qu'ils reçoivent des gratifications sexuelles par la suite en guise de récompense". Pour le coup, je ne pense pas que ce soit aussi élaboré.