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Principaux personnages

Réception du film

Spinal Tap IRL

Autour du film

"Le même film mais en plus lourd !"


"Ziss ize Spinal Tapeuh" (1984) est un GRAND classique du film rock que tout glameux, hardeux ou haireux se doit d'avoir regardé au moins une fois dans sa vie ! Il s'agit en fait d'un mockumentary - bien évidemment anglo-américain - à savoir un faux documentaire sur un faux groupe de hard-rock ayant pour vocation de parodier les vrais "rockumentaires" sur les vrais groupe de rock ! On y suit les pérégrinations en tournée des Spinal Tap (Ponctions Lombaires en français), bien sympathiques mais gentiment crétins, qui vont de déconvenues en catastrophes. Le tout est entrecoupé d'interviews, d'extraits de vidéos et de passages live on ne peut plus hilarants ! (Waa on dirait que j'écris la jaquette publicitaire du film...)

Ce qui m'a le plus plu dans ce film est son humour subtil. Sachez que pour une fois, je ne suis guère ironique. Rob Reiner, le réalisateur, n'a pas cherché à plaire au plus grand nombre (pas comme nos comédies françaises actuelles...) ; son film s'adresse clairement à un public de passionnés qui seront en même de saisir les nombreux clins d'oeil qui parsèment cette oeuvre, et plus largement, de reconnaitre les travers du monde du rock dans les situations rocambolesques qui s'enchainent et surtout les interviews. Nos chers rockeurs s'y écoutent déblatérer des propos n'ayant ni queue ni tête qui auraient pu sortir tout droit de la bouche de Twiggy Ramirez. Pour ceux qui ne le connaissent pas, il s'agit du bassiste de Marilyn Manson (ouais, j'arrive encore à le caser !), connu pour porter des robes et pour avoir un comportement... comment dire... excessif. Voici une petite vidéo et une petite interview (en anglais) qui vont vous donner un aperçu du personnage... J'ai relu l'interview et je m'aperçois qu'elle est bien moins délirante que ce dont je me souvenais, mais on ne peut pas nier que l'individu est quand même assez spécial (euphémisme). Pour revenir au film, la seule chose qui m'a étonnée est la sagesse des membres du groupe : ni drogue, ni picole, ni partouzes. Mais le reste est tellement bien fait que ça ne les décridibilise pas pour autant. Après tout, pourquoi toutes les rockstars seraient-elles forcément des droguées à la Mötley Crüe ?



Les tubes de début de carrière des Spinal Tap, qui ont démarré à l'aube des années 60




David St Hubbins : c'est le chanteur principal et le guitariste rythmique de la bande. Selon ses dires, Saint Hubbins est le saint patron des chaussures de qualité. Il est né le 13 août 1943 à Londres dans le quartier de Squatney. Il s'est mis très tôt à la guitare (dès l'âge de 8 ou 9 ans), en compagnie de son meilleur ami de toujours, Nigel Tufnel. La première chanson qu'ils ont composé ensembles s'appelle All The Way Home. Après avoir joué dans un "groupuscule" nommé The Creatures, lui et Tufnel se rejoignent pour former The Originals :

"On s'est regardés puis [...] on est devenus The Originals. En fait, on a dû changer de nom. Y avait un autre groupe à Londres qui s'appelait The Originals, alors on a dû trouvé un autre nom. Ouais, The New Originals. Ensuite, eux, ils ont repris leur ancien nom, ils sont redevenus les Regulars donc on s'est dit qu'on pourrait reprendre notre nom, The Original, mais quel intérêt ? C'est à ce moment là qu'on est devenus The Boom Boom pits."

Toute une histoire... Hormis la musique, David suivait un apprentissage pour devenir serrurier. En 1986, il se marrie avec sa petite amie de toujours, Jeanine Pettibone. Ils s'installent à Pomona, en Californie, où ils ouvrent deux "boutiquerias" (ma source ne m'éclaircie point sur ce que c'est). Sa femme est très versée dans l'astrologie (de bazar) et l'aide à remettre de l'ordre dans sa vie cosmico-spirituelle :

"Avant que je rencontre Jeanine, ma vie sur le plan cosmique, c'était le bordel. Enfin... je ramassais n'importe quel débris de philosophie orientale qui passait par là. [image de David et de sa femme en train de se prosterner tout en tendant la langue pour reçevoir un acide]. Et alors, elle a mis un peu d'ordre dans tout ça, elle m'a mis sur la voie, quoi."

Jeanine a du mal à se faire accepter par le reste du groupe, en particulier par Nigel. Il est vrai qu'elle ne cherche pas DU TOUT à s'incruster... Comme dirait David : "Nigel et Jeanine, ils sont vraiment identiques, par certains côtés, mais ils peuvent pas... C'est pas qu'ils se détestent mais au contraire y a une sorte de tendresse entre eux... C'est un peu comme si la communication était bloquée ou quelque chose comme ça..." Magnifique exemple d'euphémisme. Autrement, en l'an 2000, le couple divorce mais reste en bons termes. Enfin, David aurait un fils prénommé Misha, probablement en référence à je ne sais quel guide spirituel indou ou népalais... Au fait, l'acteur qui joue son rôle s'appelle Michael John McKean. Il n'est pas anglais mais américain et est né en 1947.




David et sa femme Jeanine


Le bon goût incarné...








Nigel Tufnel est le guitariste principal du groupe et le best friend forever de notre cher David St Hubbins. Au cas où vous auriez sauté le paragraphe concernant ce blondin, je rappelle qu'ils se connaissent et jouent de la musique ensembles depuis l'âge de 8 ans ! Tout comme son comparse, il est né à Londres dans le quartier de Squatney. Son père lui a donné sa première guitare, une Sunburst "Rhythm King" quand il avait seulement six ans. Sa vie a littéralement changé lorsqu'il a croisé la route de David, qui habitait l'appartement d'à côté (ou d'en face, mais je crois que ce n'est guère important...). Ils ont alors commencé à jouer dans le jardin de David, influencé par une pléiade de bluesmen aussi réels qu'eux. Après avoir écrit leur première chanson (pour rappel, il s'agit de All The Way Home, à laquelle ma source rajoute un "(Cry)" au début), ils formèrent leur premier groupes, The Thamesmen, qui n'est d'ailleurs pas mentionné dans le film.

Nigel a plusieurs hobbies : collectionner les guitares, avec interdiction formelle de toucher, voire ne serait-ce que de regarder ou du pointer du doigt celles auxquelles il tient le plus, jouer de la mandoline, du piano, regarder les dessins animés de Gumby (un personnage vert en pâte à modeler créé en 1955) et s'asseoir sur la page éditoriale de son magazine préféré, Car and driver, qui, comme vous le devinez, est consacré à l'automobile. Enfin, il entretient une relation affective toute particulière avec les Oreos, mais uniquement sans garniture. Il en exige d'ailleurs un plein plat en backstage, mais sans la partie blanche... ce n'est guère pire que le légendaire caprice des Van Halen. Ces derniers avaient un contrat exigeant que l'on retire de leur plat de M&M's tout ceux étant de la couleur marron. Pour une fois, je refuse de digresser, donc j'enjoins tout ceux désirant en savoir plus sur ce sujet à lire ceci. Ah, j'oubliais, comme il aime la musique classique, Nigel composait au moment où le film a été fait un morceau inspiré de Bach et Mozart (qu'il qualifie de "Mach piece"...). Sa tonalité est en D mineur, "parce que c'est la plus triste", affirme-t-il (ne me demandez pas de vous donner la définition de "tonalité", mes cours de solfège appartiennent à un passé lointain...). Le titre de la pièce musicale : "Suce ma pompe". Apparemment, c'était censé faire partie d'une trilogie sur laquelle il travaillerait encore à ce jour...

Pour le mot de la fin, j'ajouterais (j'ignore pourquoi j'écris au conditionnel car je vais vraiment le faire)... oui donc j'ajoute que le châtain glameux est à l'origine de la scène la plus culte du film. Contrairement à vous, je ne suis pas un gros troll, donc je préfère garder la surprise intacte pour ceux qui ne l'aurait pas vu. Sachant qu'elle est mentionnée absolument dans chaque article concernant le film, il y a fort à parier que la surprise ne fera pas long feu. Mais rassurez-vous, c'est loin d'être la scène la plus drôle, du moins selon mon pauvre petit avis.



Si l'envie vous prend de ressembler à Nigel...



Derek Smalls est le bassiste du groupe. Il a rejoint Spinal Tap en 1967, après le départ de leur ancien bassiste, Ronnie Pudding, qui voulait s'orienter vers une carrière solo. Avec un nom pareil, on se demande ce que ça a pu donner... Autrement, Derek serait né en 1941. Il a grandit à Nilford-on-Null à l'Ouest du Midlands (une région anglaise, car bien entendu il est "anglais"). Il a joué entre autre dans un groupe de Jamaïcains entièrement blanc (!). Pour ce qui est de son rôle dans le groupe, Derek fait un peu office de médiateur entre David et Nigel lorsqu'ils se disputent. Il qualifie d'ailleurs ces derniers de "visionnaires distincts... comme le feu et l'eau, mec" (tire sur son oinj et fait des ronds avec la fumée).

Après une tournée au Japon en 1982, il va lui arriver une sale histoire (ou il va avoir de la chance, tout dépend de la façon dont on voit les choses). Il restera coincé durant huit mois au pays du Soleil-Levant car il ne parvenait pas à mettre la main sur son passeport. Même l'hypnose n'a pas résolu ce problème ! Par conséquent, il prendra du temps pour visiter et développera un orientalisme prononcé. Il passe de nombreuses soirées dans les hôtels avec des filles du monde entier, joue de la basse dans le metro et affirme que "de toute façon, les japonais n'aiment pas la basse, ça a un son trop grave pour eux" (qu'il aille dire ça à Masayoshi Yamashita, le bassiste de Loudness !).

Pour ce qui est de la suite de sa carrière, il jouera dans de nombreux groupes anglais tribute de Spinal Tap. Jouer dans le groupe hommage de son propre groupe, voilà qui me laisse songeuse, mais je crois qu'à ce stade-là, on n'en est plus à une bizarrerie près... Par la suite, il multiplie les projets aussi intéressants que variés : il écrit des jingles en flamand pour une compagnie de lait Belge, remplace le bassiste du groupe de hard-rock chrétien Lambsblood - dont le nom signifie en français le sang de l'agneau... - et enfin, en 1998, il réalise son rêve, celui de "travailler" avec des enfants (c'est-à-dire rôder aux alentours des écoles primaires, mais j'avoue ne pas avoir très bien compris d'où ma source en anglais voulait en venir...).

Outre la basse et l'Orient, Derek a de nombreuses passions toutes plus intéressantes les unes que les autres. C'est un joueur de Monopoly hors pair, il sait s'occuper des orchydées et des roses comme votre grand-mère ne sera jamais le faire, est fou de ses serpents auxquels il essaye de ressembler (sic) et - plus classique - collectionne les voitures.

Outre David St Hubbins, Nigel Tufnel et Derek Smalls, on retrouve également au sein du groupe un claviériste psychopathe, Viv Savage, qui déclare que s'il ne faisait pas de la musique, il deviendrait un peu con et un batteur plutôt beau gosse dont je n'ai pas réussi à retrouver le nom (de toute façon, il ne restera pas longtemps dans le groupe car une malédiction pèse depuis toujours sur les batteurs Spinaltapiens). Il vit selon une philosophie à laquelle certains rockeurs doivent adhérer : "eh beeen euuuuh personnellement je crois en trois choses : le sexe, la drogue et le rock. Tu vois tant qu'il y a du sexe et de la dope, j'peux vivre sans rock moi !".





Bien que cette oeuvre bénéficie de nos jours d'une grande renommée (surtout dans les pays anglo-saxon), elle connu un accueil modeste à sa sortie en salle. La raison de cet échec est assez insolite. En effet, la plupart des gens pensaient qu'il s'agissait d'un vrai groupe et se demandaient pourquoi le réalisateur Rob Reiner s'était cassé la tête à filmer une bande inconnue au bataillon... Ainsi, ce n'est qu'à partir du moment où le film fut mis en VHS qu'il accéda à la reconnaissance. Une pluie de critiques positives s'abattirent alors sur lui : "This Is Spinal Tap est un des films les plus drôles, les plus intelligents et les plus originaux de l'année [1984] [...]. Spinal Tap n'est ni pire, ni différent que bon nombre de groupes célèbres." (critique du Chicago Sun-Times). Figurez-vous que même la Bibliothèque du Congrès (la bibli nationale américaine) s'y est intéressée et l'a jugé "culturellement, historiquement et esthétiquement signifiant". Elle l'a même sélectionné pour être préservé au National Film Registry. Comme quoi, les institutions ne snobent pas toujours le rock, du moins les institutions américaines... Et les rock stars, comment l'ont-elle reçu ?

Beaucoup de chanteurs s'y sont reconnus. Pour commencer, Ozzy Osbourne, qui a fait parti de ceux qui croyaient avoir à faire à un vrai groupe. Quand il a appris la vérité, il a déclaré : "ils sont relativement dociles et plats comparé à ce qu'on a vécu". De son côté, George Lynch de Dokken s'est exclamé : "c'est nous ! Comment ont-ils pu faire un film à propos de nous ?".

Glenn Danzig a eu des réactions similaires, comparant Spinal Tap à son ancien groupe, The Misfits : "Quand j'ai vu Spinal Tap pour la première fois, je me suis dit : "hey, mais c'est mon ancien groupe" !". De même, Pete Townshend des Who fait mention de son batteur qui pleurnichait parce que son caviar n'avait pas la bonne viscosité, ce qui rappelera aux spectateur du mockumentaire une fameuse scène de caprice ridicule.

Kurt Cobain non plus ne passa pas à côté du phénomène, pour lui, c'est simple, tous les documentaires et films sur le rock sont merdiques, sauf Spinal Tap, et un autre dont je me souviens plus le nom (en fait il s'agit de Dont Look Back, par D.A. Pennebaker), un avis partagé par Dave Grohl. Lars Ulrich fera allusion au film en qualifant leur tournée de 1992 avec Guns N'Roses de "so Spinal Tap", la raison étant que James Hetfield se serait sérieusement brûlé le bras après s'être tenu trop près des effets pyrothechniques.

Aerosmith a également eu son mot à dire dessus. En effet, selon les propos de leur guitariste rythmique Brad Whitford, Steven Tyler n'aurait pas du tout ri au premier visionnage du film. D'ailleurs, la couverture de leur dernier album de l'époque faisait une référence involontaire à un des passages les plus hilarants du "documentaire"... Plus émotif, The Edge de U2 a carrément éclaté en larme devant le film tant certaines séquences lui rappelaient la vraie vie... Et pour finir avec le meilleur, Nikki Sixx de Mötley Crüe a également sa petite citation en rapport avec le film :


"Nous avons vécu des moments à la Spinal Tap en Europe... Quand j'ai commencé à prendre feu. Vince devait presque s'arrêter de chanter, il se marrait tellement."





Spinal Tap a eu tellement de succès que le faux groupe s'est transformé en VRAI groupe. Les trois blanc-becs ont tout d'abord sorti un album avec les chansons du film en 1984. Le single qui en est extrait est Hell Hole. Ensuite, ils se sont "réunis" en 1992 pour une production commune intitulée Break Like the Wind dont sont extraits les singles humouristiques The Majesty Of Rock et Bitch School, dans lequel on peut apercevoir une prof en tenue de dominatrice manger de la craie (?) et du rouge à lèvre (??) et des filles en cours de gym avec ces affreuses culottes taille haute tellement à la mode dans les années 80 et 90.


"And it feels so real/you can feel the feeling..."

En 1992, le groupe enchaine les concerts aux Etats-Unis et au Canada, dont une performance au concert hommage à Freddy Mercury qui venait de décéder. Dans les années 2000, le groupe continuera de se réunir pour des tournées, des interviews, un nouvel album et de nouvelles chansons. Back From The Dead, leur morceau de fin de siècle, fut mis en ligne en 2000 sur le site parodique Tapster, en référence à Napster, le Torrent 411 de l'époque. Z'étaient vâchement à l'avance sur le temps les Ponctions Lombaires...

(Je fous le paragraphe à un en endroit complètement random) En plus d'être avant-gardistes, ils ont un grand coeur et participent à l'ensemble de concerts SOS/Live Earth. Reiner déclare à ce sujet : "Ils ne se sentent pas concernés plus que ça par l'environnement, mais ils ont eu vent du réchauffement global. Nigel pensait que c'était parce qu'il portait trop d'habits (sic)(sic)(sic) et donc que s'il enlevait sa veste, ce serait plus cool". Pas sûr que ce soit une bonne idée de faire ça en Angleterre, pays de la pluie et des 24°C à tout casser en plein été. Histoire de marquer le coup, ils en ont profité pour créer une nouvelle chanson, Warmer Than Hell. Je ne vous mets pas le lien car je n'en ai pas envie. En revanche, j'ai bien envie de vous mettre le lien vers le petit film qu'à tourner Reiner pour l'occas'... sauf qu'il n'est plus dispo. Pour vous consoler, en voici un résumé : Nigel travaille à présent dans une ferme de chevaux miniatures (des poneys quoi) et veut asbolument faire des courses avec eux. David est devenu producteur de hip-hop. Il est vrai qu'avec ses longs cheveux blonds et son look de hippie chic on l'imagine vâchement rapper avec Snoop Dogg... Enfin, Derek Smalls est en rehab car il est devenu accro... à Internet. Au moins, ça a le mérite d'être plus original que la coke ou l'héroïne.

En 2009, ils sortent un nouvel album (qui n'est donc plus si nouveau que ça), Back from the Dead. D'ailleurs, ce n'est même pas un vrai album puisqu'il s'agit en réalité d'un remix des chansons issues de la bande originale du film, avec en prime un DVD de commentaires et un diorama les représentant sur scène avec leurs fameux dolmens. Enfin, en 2012, nos crétins préférés ont prévu de se réunier à l'occasion de la sitcom Family Tree co-écrite par Christopher Guest (la vraie personne derrière Nigel). La série, diffusée à partir du 12 mai 2013 sur la chaîne américaine HBO, raconte l'histoire d'un type qui après avoir perdu son boulot et sa petite amie, reçoit une étrange boîte de la part d'une tante qu'il n'a jamais rencontrée. Il décide alors de mener l'enquête sur ses racines, allant de surprises en surprises... Hélas, la série fut un échec en terme d'audiance (bien qu'il y ait eu pire sur la chaine), si bien qu'HBO se vit obligée de l'annuler après seulement une saison de 8 épisodes. Les plans foireux des Spinal Tap ne sont pas uniquement fictionnels...




  • Le film a eu une sorte de suite ! Dans le cadre de la promotion de leur album Break Like The Wind, Le Retour de Spinal Tap a été réalisé pour la télévision ! Celui-ci consiste essentiellement a des parties live laaargement repompées mais en moins drôle sur celles du premier opus, le tout entrecoupé de virées en coulisses. On y fait également la connaissance des Folksmen, un groupe de folk américain extrêêêmement ringard qui ouvre pour Spinal Tap et dont les membres ne sont autres que David, Nigel et Derek dans d'autres personnages. Bizarrement, j'ai été très étonnée d'apprendre qu'ils s'étaient faits huer à New York... Autrement, voici la bande annonce de cette "suite" :




  • Christopher Guest, l'acteur qui joue Nigel, a réalisé en 2003 un mockumentaire intitulé A Mighty Wind, l'histoire d'un faux groupe de rock des années 1960 (tient donc...) qui se reforme pour un ultime concert à la mémoire de leur ancien organisateur récemment décédé. Le pire dans tout ça (ou plutôt le mieux), c'est que le film a reçu une avalanche de récompenses. Parmi elles, le Critics Choice Award et l'Oscar de la meilleure chanson et des récompenses pour, au choix : le meilleur scénario, le meilleur casting, la meilleure comédie musicale... bref le meilleur tout en somme. Puisque c'est comme ça je vous mets la bande-annonce ici.


  • La plupart des dialogues sont le fruit d'une improvisation, dont ont découlé des centaines d'heures de rush (désigne les prises de vues non montées et retravaillées en post-production). Comme vous vous en doutez, certains fans tueraient pour visionner la version intégrale du film, un rêve qu'a rendu en partie possible l'édition MGM qui comporte tout de même 70 minutes additionnelles de pellicule. Toutefois le Saint Graal, le Nec plus ultra est une édition bootleg qui contiendrait 4 h 30 de film. Je fais l'amour a quiconque me la trouve et me l'achète (à condition que le physique de la personne soit un minimum acceptable). En attendant de mettre la main sur le trésor ultime, je vous mets un lien vers un site qui propose une édition avec plus d'une heure de scènes coupées (probablement celle de la MGM). Grâce à moi, vous serez quoi offrir à votre petit(e) ami(e) pour Noël.

  • Reiner (le réalisateur du film dans le film et en vrai - vous suivez ?) était censé jouer un quatrième membre du groupe mais a dû laisser tomber lorsque Harry Shearer, l'acteur qui joue Derek, lui a déclaré que les spandexs n'étaient pas fait pour lui. En même temps, on ne peut pas lui donner tort.

  • Les Spinal Tap sont tellement célèbres qu'ils ont eu l'honneur d'être "simpsonisés". Dans l'épisode "Le Permis d'Otto Bus", Bart va les voir en concert, et celui-ci se termine par une émeute.




Quelques images en plus :


Un leader charismatique


Comment ça les spandexs ne me vont pas ?


Capture d'écran accidentelle d'un des membres de Spinal Tap. D'après vous, lequel est-ce ?


On a tourné partout dans le monde, et même ailleurs !


Ouiiin mon pain il est trop petit !